Cyril Bosviel, Chef de l’Institut Restaurant-Ecole Paul Bocuse

Sans nul doute, la cuisine s’impose comme une vocation à qui en fait son métier. Et c’est le cas pour Cyril Bosviel, chef à l’accent du Sud-Ouest d’origine italienne qui a choisi un tout autre chemin que celui réservé par son patriarche. D’un naturel avenant, ce qui l’attire déjà très jeune c’est le contact. Il se plait à créer du lien, rendre service, mijoter dans une atmosphère chaleureuse d’échanges.

Un gosse qui comme beaucoup, était passionné par le foot mais c’est bel et bien la cuisine qui remportera le match. C’est donc décidé, après sa formation en cuisine il part en Angleterre dans les années 90, ravi d’observer qu’ici, en cuisine, les clients s’intéressent à ce qui s’y passe, les hôtes se mêlent à ceux qui s’affairent à les régaler, il y a une vraie « empathie pour le monde de la cuisine ».

Peu de temps après, de retour en France, l’engouement pour l’univers culinaire explose via les émissions bien connues qui inondent les chaînes TV. Le métier est revalorisé, de quoi donner de la fougue à ceux qui en sont mordus.

L’armée rappelle donc le Chef en France, à Paris, où il signe comme cuisinier du 1er ministre à Matignon. Le début d’une recette à succès il faut croire, l’Hôtel du Palais à Biarritz lui ouvrira ses portes par la suite. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, c’est dans la région que le Chef deviendra papa. Puis c’est à son tour d’ouvrir des portes, il participe à l’ouverture du Métropole à Monaco avec Joël Robuchon, où la seconde de ses filles verra notamment le jour.

Des envies d’ailleurs et le faste du rocher devenu trop envahissant poussent notre homme jusqu’à Lyon, où ses deux dernières filles naîtront. Une escapade lyonnaise induite par son sous-chef de Biarritz, afin d’intégrer l’Institut Paul Bocuse. Ensemble ils mitonnent « Côté cuisine » un restaurant dans l’Hôtel le Royal au cœur de la capitale des Gaules, ancêtre de l’actuel Restaurant Ecole.

En Juin 2012, quelques ombres au tableau et le projet se solde finalement par la fermeture du restaurant, en vue d’une ré ouverture en novembre 2013, à l’angle Sud de la place Bellecour, de l’Institut Restaurant- Ecole Paul Bocuse. Dès lors un système de rotation d’étudiants de l’Ecole à Ecully est orchestré en cuisine et en salle.

Une adresse à point à la sauce transparence, tout en jeux de reflets et lumières, ne saurait être aussi prisée sans la carte du Chef grandement appréciée, et lui qu’apprécie-t-il au fait? Il nous confie les deux produits phares qu’il aime travailler, la pomme de terre et l’œuf, pour la multitude de déclinaisons possibles et autant d’associations que l’imagination le permette. Comme tout cordonnier mal chaussé le chef abandonne les fourneaux à la maison mais fait de chaque sortie un moment à la carte, burrata entre amis, pizza en famille ou adresse signature quand l’occasion est bonne. Il n’a pas de plat préféré il les préfère tous, pourvu que les bonnes énergies soient le plat de résistance.